Conférence: "La science du droit est-elle une science culturelle?" (15-16 juin 2007, Université de Zurich)

La conférence de l'ASPDS de cette année, qui porte sur "La science du droit est-elle une science culturelle?", a suscité un écho considérable de la part d'un public de plus de 70 participants, et ainsi provoqué une vive discussion à bâtons rompus. Le but était de revitaliser la discussion sur la relation entre la science du droit et les sciences culturelles, qui avait été abandonnée pendant des décennies. Le débat devait se poursuivre en relation avec les développements et expériences du XXème siècle, lesquels ont parfois conduit sur de fausses pistes, et incorporer quelques développements plus récents du domaine des sciences historiques et de l'histoire du droit. Ce faisant, l'ASPDS a suivi une initiative de l'Association internationale pour la philosophie du droit et philosophie sociale. Suite aux sections nationales d'Allemagne et de Pologne, elle a ainsi abordé ce sujet pas forcement à la mode, mais d'une grande importance culturelle et politique.

Après quelques mots d'accueil du Prof. Hans Weder, recteur de l'Université de Zurich, le sujet a été introduit par le président de l'ASPDS, Marcel Senn. Celui-ci a surtout souligné le contexte dialectique du débat. La conférence s'est ensuite séparée en trois panels qui ont abordé les aspects suivants: premièrement, dans une perspective historique, la compréhension du droit a été présentée dans l'Antiquité, le Moyen Age et les temps modernes. Des spécialistes de renommée internationale en histoire de la philosophie ont participé: Ada Neschke (Lausanne), Reudi Imbach (Paris) et Michael Fischer (Salzburg), tous sous la présidence de Samantha Besson (Fribourg). Ensuite, les fondements du concept de culture au XXème siècle ont été dégagés – Stanley L. Paulson (Kiel) s'est exprimé sur "Néo-kantisme et la société civique du droit" Hans-Peter Haferkamp (Köln) sur "Néo-kantisme et jusnaturalisme", alors que Kurt Seelmann (Basel) s'est interrogé sur ce qui reste aujourd'hui du concept de droit néo-kantien. Ceux-ci travaillaient sous la présidence de Simone Zurbuchen (Fribourg). Le troisième panel a cherché des constantes inhérentes au problème, et a présenté à dessein de façon prudente ses conclusions sur la possibilité d'une nouvelle anthropologie. Ainsi, Enno Rudolph (Heidelberg/Luzern) a touché le problème du changement du concept de culture dans une perspective néo-kantienne, alors que Ulrich Haltern (Hannover) questionnait la perspective interne de la science du droit comprise comme science culturelle. Pour terminer, la sommité de la philosophie du droit allemande Hasso Hofmann (Berlin), a soumis les diverses contributions à une conclusion critique. Ce panel a travaillé sous la présidence d'Ursula Renz (Zürich)

La conférence de cette année a été rendue possible par l'Académie suisse des sciences humaines et sociales, l'Association de l'Université de Zurich, la Fondation universitaire du ministère de l'éducation suisse, ainsi que le Fonds National suisse.

Les résultats de cette conférence paraîtront dans un supplément de la ARSP (Archive pour la philosophie du droit et la philosophie sociale). Ils devraient constituer une base solide pour une discussion approfondie sur la science du droit comme science culturelle. Le supplément paraitra sous la direction du Prof. Dr. iur. Marcel Senn et de lic. iur. Dániel Puskás.

Hochschulstiftung der Universität Zürich

Programme de la conférence